Histoire 2 Part 1 (L'histoire ce passe de nos jours ;p )
Marina était chargé d'étudier un tableau ce matin là. Elle était assez célèbre dans le nord de la capital pour avoir pu identifier quelques ½uvres de grands artistes. Ce jour là, elle fut simplement appelée à Versailles pour un repas de remerciement. Ne pouvant faire autrement, elle dû amener sa fille Cathy. Son hôte se proposa alors d'emmener ses propres enfants, Hyppolite et Cléo. Leurs enfants n'avaient pas le même age mais au moins, ils pourraient s'amuser ensemble. Cathy avait 14 ans, Hyppolite en avait 13 et Cléo en avait 10. Arrivé devant l'édifice, Marina fut surprise de remarquer qu'il n'y avait personne. C'est normal, finit-elle par se dire, à cette heure ci, les visites sont terminées. Elle prit sa fille par la main. Celle-ci essaya de dire à sa mère qu'elle n'avait pas besoin de faire ce geste. Cathy se sentait bien assez grande. Mais le fait est que sa mère essayait de se rassurer grâce à se geste. Bien évitement, ce fut Marina qui gagna cette bataille. Cathy n'avait vraiment pas son mot à dire, elle ne l'avait jamais eu à vrai dire. Mais une fois dans le grand bâtiment, elle finirait bien par s'éclipser afin de flâner dans les couloirs et les pièces. Arrivées en haut des marches, elles furent chaleureusement accueillies par le Comte de Beaumar, sa femme et leurs deux enfants. L'hôtesse leur proposa d'entrer et de leur faire visiter les lieux. Marina avait souvent visité Versailles, mais ce fut comme si on voulait lui faire visiter pour la première fois. Son c½ur avait fait un bon dans sa poitrine. Cathy, elle semblait ne pas avoir le même enthousiasme que sa mère. Elle souhaitait simplement aller de ci de là sans être dérangé. Mais on dirait que c'était raté. Pourquoi sa mère lui avait-elle collé dans les pattes ses deux enfants pourris gâtés ? Elle jura en silence alors que tout le monde lui tournait le dos. La comtesse les incita à avancer. Le comte, lui, prit congé et alla boire un verre de brandy dans la salle de réception. Il était content du travail de Marina mais ne voyait vraiment pas pourquoi il devait supporter sa présence. Il était vraiment le genre de personne étroite d'esprit qui n'aime pas se mélanger aux classes sociales inférieures. Sa femme Opra le lui reprochait assez souvent d'ailleurs. La plupart du temps, elle lui disait qu'il ne fallait pas sous estimer les classes inférieures, elles étaient souvent aussi instruis que la leurs. De plus elles étaient d'une compagnie fraîche et agréable, pas comme ces aristos qui n'ont en tête que leurs « moi, moi, moi ». Opra les guida dans un dédale de couloirs et d'escaliers. Elle connaissait ce bâtiment historique comme sa poche, à l'exception peut être de passages secrets qui comme leurs noms l'indiquent sont restés secrets. La première salle sur laquelle ils entrèrent fut la chambre de la reine. Cathy fut saisie de la beauté de la chambre. Bien sûr de nos jours ce genre de chambre était totalement ringarde, mais à l'époque de Louis XIV, c'était une merveille. Le papier peint, la cheminée, le lit, les draps, tout était blanc à dorure. Si on se mettait face au lit, la cheminée était à gauche. Deux lustres de cristal finement taillé entouré le lit de lumière. Le tout donnait une impression de richesse infinie, mais aussi d'une infinie beauté. La chambre rayonnait de lumière. On disait que Louis XVI était le roi soleil, mais on aurait dit qu'il voulait à l'époque que sa femme soit une sorte de petit soleil. Cathy se demandait si tout ce palais était comme ça. Opra leur indiqua la porte de la seconde pièce. Le salon de la paix. Celui-ci contrastait un peu avec la chambre qu'ils venaient de visiter. Le sol était en bois, comme dans presque toutes les pièces du bâtiment, mais les murs n'étaient pas blancs. Ils étaient de marbres de gris la plupart du temps. Un peu plus clair autour des divers tableaux et rose sur quelques bibelots. Quelques bustes grecs ou romains étaient disposés dans la pièce, du moins c'était l'origine que leur aurait donnée Cathy. Mais son jugement était sans doute faux, l'art et elle faisait deux d'habitude. A vrai dire, elle était plutôt bonne en décoration. Associer divers objets, diverses couleurs, c'est cela plus que tout qui la rendait heureuse. La visite ne l'intéressait pas, mais il faut dire que ça lui donnait des idées de décoration dont elle pourrait peut être se servir dans l'avenir. Sur certains pan de mur, là où l'on aurait pu mettre une porte se trouvait des miroirs de très mauvais goût. On aurait plus dit de grands carreaux de carrelage s'ils ne reflétaient rien. Sur les murs on pouvait voir des instruments de musiques fait en dorures. Ceux-ci étaient entourés de sorte de plantes elles aussi en or. Cathy se mit au centre de la pièce et regarda en haut. Le lustre était comme un soleil argenté au centre du plafond. Sur celui-ci était peint quatre tableaux. Leurs significations, elle ne la connaissait pas. Tout ce qu'elle pouvait dire, c'est que les personnages peints tendaient quelques choses vers le centre du plafond. Tout avait réellement étaient fait pour rappeler le soleil. Marina continuait à observer la beauté du lui tandis que Cathy, poussée par la curiosité passa à la salle suivante. Elle ne savait pas où poser les yeux. Sans même que sa guide le lui dire, elle savait qu'elle se trouvait à la galerie des glaces. Celle-ci était encore plus belle que ça mère le lui avait dit. C'était vraiment un lieux qu'il faut voir par soit même se dit-elle. Au centre de la salle se trouvait une bâche. Un objet de grande taille y été caché. La curiosité la poussa pile devant cet objet. Au moment où elle posa la main sur le plastique la comtesse la retint en lui disant qu'elle ne devait pas faire un tel geste sans en avoir demandé la permission. En vérité, Opra voulait simplement avoir le privilège de retirer elle-même le voile sur cette ½uvre d'art. Ses enfants discutaient ensemble sans vraiment paraître intéressaient par la visite. Ils avaient vu ce lieu des centaines de fois, Versailles était devenu comme un parc de jeu obsolète pour eux. La comtesse leva le menton avec fierté et souleva le voile blanc. Sous celui-ci se trouvait une peinture de toute beauté. Un ange aux ailes dorées sur un fond noir où se dessine un croissant de lune. L'ange semble à la fois regarder son reflet dans les eaux noires à ses pieds et le public observant le tableau. Ses ailes n'avaient pas de plumes, on aurait dit des rayons de lumière dorés. Visiblement, cette toile avait été peinte récemment, mais la comtesse assura qu'il existait bien avant louis XVI, et qu'à cause de certains problèmes d'origine inconnue, personne n'avait daté l'origine de cette ½uvre avec précision. Cathy leva la tête et regarda Opra sans comprendre. « Problèmes d'origine inconnue » ? La jeune fille lui demanda alors ce qu'elle entendait par là. Opra répondit que quelques disparitions de matériel avaient eu lieu à chaque fois qu'on tentait de l'étudier en profondeur. Les experts qui s'y étaient penchés commençaient à divaguer à partir d'un certain temps. Ils racontaient qu'ils avaient vu de petites créatures apparaître et disparaître. Des créatures ? Reprit Marina d'un ton incrédule. Cathy, elle, croyait à ses récits dur comme fer. Bien qu'elle n'ait jamais rien vu de surnaturelle, elle aimait bien penser que cela pouvait exister. Son regard se posa à nouveau sur la peinture. Elle cligna des yeux plusieurs fois sans vraiment comprendre ce qu'il se passer sous ses yeux. La jeune fille ne quitta pas des yeux le tableau durant un moment. Elle interpella sa mère en lui demandant si elle ne voyait rien d'anormal dans le tableau. Celle-ci lui répondit que non. Cathy voyait l'eau et les ailes de l'ange bouger. Elle recula d'un pas en voyant la lune devenir ronde. Il fallait qu'elle prenne une photo de cela, peut être ainsi sa mère comprendrait qu'elle ne divaguait pas comme les autres chercheurs. Elle sortit son portable et tenta de prendre une photo, mais la comtesse lui interdit. Il était mauvais pour les ½uvres d'être prise en photo. Elle eut beau dire que s'il n'y avait pas de flash, il n'y avait aucuns risques pour le tableau, rien n'y fit. Cathy jura en silence, mais rangea son portable, au grand bonheur de Opra. Un valet vînt leur annoncer le dîner. Opra le congédia puis invita ses invités à rejoindre son mari. Marina aurait bien passé plus de temps à observer cette peinture, mais il était vrai que son estomac criait famine. Une fois dans la salle à manger, les enfants du comte trouvèrent une sorte de seconde jeunesse. Hyppolite et Cléo se mirent à table. On voyait vraiment qu'ils n'attendaient que ça depuis le début, même s'ils avaient essayé de le cacher. Peut être leurs parents ne l'avaient-ils pas remarqué. Ils étaient tellement occupés avec leurs discutions de personne parfait. Le repas commença le plus simplement du monde. Marina discutait avec Opra et son mari tandis que Hyppolite et Cléo discutaient ensemble. Cathy écoutait d'une oreille distraite les deux conversations, son esprit était ailleurs. Il était devant le tableau dans la galerie des glaces. Il fallait qu'elle prenne une photo de ce tableau, il le fallait à tout prix. Elle soupira en se disant qu'elle n'arriverait pas à sortir de table si elle n'avait pas un peu d'aide. Cathy regarda Hyppolite. Il n'y avait que lui qui pourrait peut être demander à sortir de table. Du moins, ses parents seraient beaucoup plus enclin à les laisser sortir si c'était lui qui le proposer. Elle prit par à la conversations des deux enfants. Au bout d'un moment, elle proposa au jeune garçon de sortir jouer dans une autre pièce. Celui-ci hocha la tête, un sourire aux lèvres. Il toussota et demanda poliment à son père s'ils pouvaient tout trois sortir de table. Celui-ci hocha la tête. Son visage était tellement froid. Ses traits lui donnait un air sévère, et ses yeux bleu restaient fixent comme s'il vous fusillait du regard. Cathy avait essayé durant tout le repas d'éviter ce regard, mais cette fois ci, elle était obligeait de l'affronter. Rien que quelques secondes pour le remercier se dit-elle intérieurement pour se donner un peu de courage. Les trois jeunes sortirent de la pièce et se dirigèrent vers une salle plus simple. Elle contenait un lit assez récent, quelques armoires et une table basse. Des jeux de société étaient éparpillés de ci de là au sol. Cathy se demanda comment ils pouvaient vivre dans ce château. Elle prétexta qu'elle devait aller aux toilettes. Au moins, elle serait tranquille durant quelques minutes. Hyppolite lui indiqua où elles se trouvaient puis prit un livre dans un petit meuble. Cathy le remercia puis sortit de la chambre. Les toilettes étaient sur le chemin de la salle, tant mieux pensa-t-elle. Les couloirs et les salles se succédaient sous le pas de Cathy. Une fois dans la pièce, elle se précipita vers le tableau. Elle fourra la main dans sa poche et en sortit son portable. Le tableau était à nouveau immobile. Pourquoi ne bouge-t-il plus ? Cathy soupira puis s'assit. Il allait sans doute finir par se passer à nouveau quelque chose. Dans la salle à manger, sa mère parlait affaire avec le comte. Ils étaient justement en train de parler de l'expertise d'un tableau. Marina avait l'air très impatiente de voir sur quelle ½uvre elle allait pouvoir poser la main. Opra sirotait un verre de mousseux d'une très bonne année tout en écoutant son mari et son amie. L'ange commença à bouger sous le regard surprit de Cathy. Elle n'avait pas attendu longtemps en fin de compte. Le visage de l'ange sembla un instant sortir du tableau et murmurer quelques mots dans un langage incompréhensible. Soudain, autour d'elle des créatures apparurent. Voilà de quoi parler les scientifiques qui avaient étudiés cette peinture. Ils n'étaient pas fous, loin de là. Sous ses yeux, un ballet de petites créatures ailées avait lieu. Elle se frotta les yeux pour être sûre de ce qu'elle voyait. Non, ce n'était pas un rêve. Ces créatures ressemblaient à des animaux de dessins animés japonais. Ils étaient joueurs et pacifiques. Elle prit plusieurs photos et se précipita dans la salle à manger pour montrer ce qu'elle avait vu à sa mère. Maintenant qu'elle avait des preuves, elle n'allait pas laisser sa mère la traiter comme une enfant. Les portes de la salle à manger s'ouvrirent avec un grand fracas. Marina fit un bon sur sa chaise. Lorsqu'elle vit sa fille, elle se sentit toute honteuse. Les réflexions allaient pleuvoir maintenant, elle n'aurait vraiment jamais dû l'emmener ici. Marina fusillait sa fille des yeux. Elle pria le comte et la comtesse de l'excuser pour ce comportement. Cathy couru vers sa mère en affirmant qu'elle avait elle aussi vu ces créatures. Elle recula d'un pas en remarquant que ces animaux féeriques flottaient aussi dans l'air de cette pièce. Son doigt en désigna un, puis deux puis trois, mais les adultes en face d'elle ne semblaient pas pouvoir les voir. Elle sortit son portable et montra ce qu'elle avait photographié à sa mère. Marina prit l'appareil et jeta un coup d'½il aux photos, sur la plupart d'entre elles, il n'y avait rien. Mais lorsqu'elle tomba sur celle du tableau de la galerie des glaces, elle ouvrit grand les yeux. « La lune était en croissant tout à l'heure » dit-elle a voix haute. Marina n'y comprenait vraiment rien. Sur la photo la lune était ronde, mais elle était sûre de l'avoir vu en croissant. Pour être sûre de ne pas faire d'erreur, elle tendit le portable à Opra. Celle-ci eut la même réaction. « C'est impossible que ce soit vrai » pensa-t-elle. Opra se leva et demanda à Marina et Cathy de l'accompagner. Une fois dans la salle, elle se planta devant le tableau. Les deux femmes soupirèrent en voyant que la lune était en croissant. Elles se tournèrent immédiatement vers Cathy qui leur assura qu'elle n'avait rien truqué. Marina croyait en sa fille aussi dit-elle à Opra que peut être elle ne mentait pas. Son histoire paraissait vraiment incroyable, mais si elle était vrais... Ce serait vraiment fantastique.
.... A suivre
Jenny